LETTRE DU MOIS DE L’AGAUREPS-PROMÉTHÉE N° 128 SEPTEMBRE / OCTOBRE 2017

Sommaire du numéro 128 

  • Editorial de Francis DASPE : « L’AGAUREPS-Prométhée, au cœur d’une rentrée agitée» page 2
  • Chroniques de François COCQ : « Quousque tandem Macron ?» page 3
  • Texte de François COCQ : « Sénatoriales : le cynisme macroniste pour mettre en pièce les collectivités» page 5
  • Tribune de Francis DASPE : « La Maternelle, levier pour l’égalité et l’émancipation» page 8
  • Communiqué de l’AGAUREPS-Prométhée : « Drôle de Robin Macron » page 10
  • Une fiche d’adhésion (facultative mais conseillée…) pour 2017 page 11

 

 

L’AGAUREPS-Prométhée, au cœur d’une rentrée agitée

L’AGAUREPS-Prométhée a tenue son assemblée générale annuelle vendredi 24 août à Marseille. Le bilan d’activité a mis en évidence la présence significative de notre association dans le débat public. Le nombre élevé de diffusion dans la presse de tribunes, la variété des prises de position par l’intermédiaire de communiqués, la qualité des Lettres du mois qui restent une vitrine de choix, la multiplication et la réussite des réunions publiques sont autant d’éléments parmi d’autres qui en attestent. L’AGAUREPS-Prométhée participe pleinement au combat pour l’hégémonie culturelle, conformément à sa raison d’être.

Des propositions en termes d’organisation et d’animation ont été faites à cette occasion. Elles verront le jour prochainement. Des délégués territoriaux seront mandatés, avec un rôle d’animation, de développement, d’identification et de représentation de l’AGAUREPS-Prométhée sur le territoire concerné. De nouveaux modes de communication sont en projet. C’est ainsi que le format de cette Lettre sera amené à évoluer d’ici les prochains mois.

L’AGAUREPS-Prométhée continue à s’adapter aux réalités politiques afin de s’inscrire toujours davantage comme acteur du débat public. Il s’agit bien évidemment de prendre en compte le travail effectué depuis 15 ans. Car l’AGAUREPS-Prométhée pourrait célébrer en ce mois de septembre son quinzième anniversaire. Trois quinquennats d’existence en réalité, avec des politiques bien souvent similaires dans la casse du pacte républicain et social issu de deux siècles de combats.

L’AGAUREPS-Prométhée a fait le choix de fêté son anniversaire différemment des traditionnelles coutumes en usage pour ce genre d’événement. Nous avons décidé d’être au cœur d’une rentrée qui s’annonce particulièrement agitée. Le macronisme est déjà déclinant. La crise de régime s’intensifie. La rentrée scolaire se réalise dans de mauvaises conditions. Des manifestations sont prévues contre le coup d’état social que s’apprête à perpétrer la majorité autour du Président de la République et du gouvernement. L’AGAUREPS-Prométhée s’inscrit dans la double mobilisation à la manifestation syndicale de mardi 12 septembre et au rassemblement contre le coup d’état social à Paris le samedi 23 septembre à l’initiative de La France Insoumise.

N’y a-t-il pas de plus stimulante célébration d’anniversaire que d’être dans le tourbillon des luttes d’intérêt général ? C’est en tout l’ADN de l’AGAUREPS-Prométhée. Et elle y tient comme à la prunelle des yeux !

Francis DASPE  03 / 09 / 2017

 

 

 

 

 

Quousque tandem Macron ?

Il s’agit d’une chronique hebdomadaire de François COCQ publiée chaque vendredi dans le journal en ligne « L’heure du peuple » : https://heuredupeuple.fr/quousque-tandem-macron/ 

Elle est également disponible sur son blog : https://francoiscocq.fr/2017/08/16/quousque-tandem-macron/#more-3717

 

Quousque tandem abutere, Macron patientia nostra ? Jusqu’à quand vas-tu, Macron, abuser de notre patience ?

Clin d’œil de l’Histoire, c’est au temple de Jupiter Stator en – 63 que Cicéron ouvrit par ces mots, au personnage près, la première de ses catilinaires.

De nos jours, un été et 100 jours auront suffi pour que se déchire le voile qui enveloppait l’illusion macroniste. Non que les plus avertis aient eu le moindre doute. Mais force est de constater que Macron était parvenu à capitaliser suffisamment sur son nom pour se voir propulsé à l’Elysée signe que, de bonne foi, beaucoup, à défaut d’adhésion à son programme, ont consenti à lui laisser le bénéficie du doute.

Six semaines de session parlementaire auront donc eu raison de la bienveillance de ceux-là : le code du travail est passé à la moulinette libérale, l’état d’urgence va s’inscrire dans le droit commun, les collectivités territoriales vont être ponctionnées comme jamais tandis que les aides au logement vont se voir rabotées et que les fonctionnaires sont une fois encore mis à la diète avec le gel du point d’indice et le retour du jour de carence.

Que l’on prenne soin de regarder de près qui est touché par ces mesures : le code du travail organise la vie de 18 millions de salariés, 5,5 millions de fonctionnaires sont dans le viseur, l’ordre et la justice régissent les règles de vie en société de 65 millions de personnes, le service public local est nécessaire au bien-vivre de chacun-e …

 

La politique d’Emmanuel Macron n’est donc pas simplement une politique du moins-disant social  même s’il est d’évidence qu’elle reporte l’effort sur les plus fragiles. Elle se caractérise d’abord par la remise en cause des équilibres globaux et la déstructuration générale qu’elle engendre du quotidien de la grande majorité : Macron devient partout et pour tous un facteur de désordre social.

Ajoutez-y le front ouvert avec l’armée et mesurez le trouble suscité en chacun de nous par le chef de l’Etat dès lors qu’apparaît une dissension entre l’exécutif et l’outil de la sûreté et de l’indépendance de notre pays.

 

Un tel sentiment collectif d’insécurité pèse dès lors que Macron a été élu en surfant sur la vague dégagiste qui a balayé la vieille classe politique. Les partis historiques du système avaient autrefois vocation de représentation populaire majoritaire, et pour tout dire ils y gagnaient ainsi leur légitimité. Depuis, le PS n’est plus, ou si peu, et l’UMP a abandonné dans la présidentielle sa capacité à regrouper au-delà du cercle traditionnel de la droite bourgeoise. Macron et les siens semblaient donc devoir reprendre le flambeau. Or il n’en est rien. En quelques semaines à peine, Macron s’est « hollandisé » comme en attestent les études d’opinion estivales. Les deux mois qui viennent de s’écouler traduisent sinon la rupture, puisqu’il n’y avait pas adhésion, mais au moins l’éloignement du peuple du projet et de la méthode macronistes.

Les conséquences en sont multiples et j’y reviendrai dans cette chronique les semaines à venir : basculement du Président en tant que facteur d’instabilité, défaut de représentation populaire par l’exécutif et le corps législatif majoritaire, apparition de larges systèmes d’équivalence dans le rejet macroniste, isolement de celui tout juste élu sous la bannière du rassemblement…

 

Jusqu’à quand Macron peut-il prétendre abuser dans ces conditions de la patience populaire ? L’avenir nous le dira mais il n’est pas écrit que, cette fois, le glaive institutionnel de la Vème République suffise à résister aux conditions inédites qui s’ouvrent devant nous.

François COCQ  16 / 08 /2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sénatoriales : le cynisme macroniste pour mettre en pièces les collectivités

https://francoiscocq.fr/2017/08/07/senatoriales-le-cynisme-macroniste-pour-mettre-en-pieces-les-collectivites/#more-3712

 

J’avoue être d’abord resté coi devant le nouveau coup fourré d’Emmanuel Macron contre les territoires : 300 millions d’euros de dotations aux collectivités pour la fin de l’année 2017 annulés en douce d’un trait de plume présidentiel le 20 juillet dernier. Et il est heureux que le journal Libération s’en soit aperçu le 1° août faute de quoi la pratique financière élyséenne aurait eu des airs de fraude budgétaire sur le dos des collectivités !

Alors bien sûr j’ai pensé prendre le clavier pour mettre en évidence la méthode détestable qui est celle employée par Emmanuel Macron : trois jours avant cette coupe claire, lors de la conférence des territoires qu’il avait convoquée au Sénat, Emmanuel Macron s’était en effet engagé devant les associations d’élus à ne pas baisser brutalement les dotations aux collectivités pour 2018. Cynique, il s’est donc empressé de raboter dans leur dos les dotations pour… 2017.

Bien sûr j’ai aussi pensé évoquer le mépris qui suinte du service après vente gouvernemental comme lorsque le ministère de la cohésion des territoires a ainsi tenté de justifier que « les programmations 2018 permettront de revenir sur les opérations qui seraient ainsi décalées. » Sauf que voilà, en 2018 et les années suivantes, cela va aussi être ceinture. Car le 17 juillet, Emmanuel Macron a aussi surclassé ses promesses de campagne, faisant passer l’anémie budgétaire des collectivités de 10 à 13 milliards ! Une fois élu, le suzerain ne se refuse rien tant que c’est sur le dos de ses sujets : 3 Mds de restrictions supplémentaires ont ainsi été impérieusement décrétés.

Bien sûr j’ai pensé mettre en lumière la continuité libérale dans laquelle s’inscrit Emmanuel Macron, lui qui, lorsqu’il était ministre de l’économie et des finances de François Hollande, s’était attaché à mettre scrupuleusement en œuvre la seconde vague (2014-2017) de la saignée des collectivités locales. Constat est établi qu’une fois aux manettes, Macron copie-colle la politique de celui-ci. En pire.

 

Bien sûr, bien sûr, bien sûr… Mais chemin faisant, une interrogation m’a assailli. Quelle mouche pique Emmanuel Macron pour se jeter de la sorte à l’assaut des territoires à deux mois d’élections sénatoriales dont le Président avait initialement fait un enjeu électoral pour s’implanter dans la chambre haute et renforcer ainsi la main qui est la sienne sur le Parlement ?

C’est que l’installation de LREM s’avère plus compliquée que prévue. La déferlante macroniste des législatives a laissé place à l’incurie parlementaire des siens. Les orientations ministérielles ont révélé le retour du libéralisme le plus échevelé. Et les doutes sur l’exercice de la présidence jupitérienne après notamment l’épisode des armées, ont fragilisé jusqu’à sa sainteté elle-même qui dégringole dans les sondages au point de se hollandiser avant l’heure.

Sur le terrain, dans les collectivités, le doute s’est déjà installé. Ceux qui hier encore s’apprêtaient à rallier le camp présidentiel par opportunisme sont saisis d’un doute. Et si tout cela n’était que feu de paille ? Macron mérite-t-il de lâcher la proie pour l’ombre ? Que ceux-là en soient amenés à se poser la question témoigne de l’essoufflement de la vague d’entraînement macroniste.

Pire : la désillusion se matérialise. Voyez la mairie de Fresnes dans le Val-de-Marne, où le député macroniste Jean-Jacques Bridey a voulu passer la main à l’une de ses affidées…avant d’être mis en minorité lors du conseil municipal d’investiture. Voyez aussi la difficulté pour LREM à présenter candidats et listes aux sénatoriales : 170 candidat-e-s sont nécessaires mais le parti peine pour l’instant à en annoncer plus de 45. Et les alliés de circonstance d’hier, Modem ou RDSE, pourtant bien pourvus en ministères lors de la gratification présidentielle, reprennent leur indépendance pour s’assurer dans nombre de départements des élu-e-s sous leurs propres couleurs. D’une trentaine de sénateurs aujourd’hui, le groupe LREM pourrait au mieux atteindre une cinquantaine d’élus : tout sauf une percée pour celui qui sur son nom s’est offert une majorité absolue écrasante à l’Assemblée il y a un mois et demi.

Bref, tout porte à croire que les sénatoriales ne seront pas l’étape d’enracinement dans le pays telle qu’Emmanuel Macron la souhaitait et la prévoyait hier encore. Mais celui-ci est trop fin tacticien pour ne pas prendre la mesure de ce ressac. Il est également trop cynique pour ne pas tenter de s’en extirper à tout prix. Par-delà les commentaires qui ne manquent pas d’apparaître sur le retour de l’austérité  ou sur le fait du prince imposé à ses vassaux, c’est donc sans doute tout autant à l’aune des sénatoriales qu’il faut lire le tir de barrage engagé par Macron contre les collectivités durant l’été : puisque les sénatoriales ne peuvent pas représenter une étape supplémentaire de conquête macroniste, celui-là joue la politique de la terre brûlée pour mieux pouvoir se soustraire au résultat du 24 septembre.

 

La recette a certes un goût de réchauffé mais elle est efficace : au soir du vote, tout ce qui n’est pas LREM pourra être taxé de conservatisme face au « principe de réalité » incarné par la macronie. Vent debout contre la baisse des dotations annoncée, les élu-e-s locaux de tous bords seront renvoyés au vieux-monde qui défendrait ses intérêts particuliers quand Macron et les siens incarneraient le renouveau en osant eux enfin assumer le rétablissement de l’équilibre budgétaire, fût-ce au prix du démantèlement du service-public, des usagers qui subissent les restrictions d’accès ou de prestations, et des agents publics qui se mettent en quatre pour préserver les apparences au prix de leur bien être et de leur santé. Une fois encore, Macron voudrait donc jouer à fronts renversés : être sous couvert de modernité le vecteur de l’orthodoxie budgétaire du vieux modèle bruxellois qui s’effondre, se faire le dépositaire de l’intérêt général, quand au contraire sa politique propage le désordre social jusqu’aux échelons les plus proches de nos concitoyens.

Il sera demain d’autant plus aisé pour le Président Macron de pousser au démantèlement de l’architecture institutionnelle républicaine qui organise notre pays qu’il aura ainsi commencé à en délégitimer tous les échelons. Qui ne l’a pas entendu annoncer voilà s’attaquer aux départements, en commençant par ceux de petite couronne : Sarkozy l’avait rêvé, Valls l’avait tenté, Macron s’y essaie. Chantre des métropoles comme il ne cesse de le rappeler, Macron n’a par ailleurs retardé que d’un an l’assaut qu’il lance contre les communes avec la suppression de la taxe d’habitation, asséchant encore un peu plus celles-ci en termes de ressources propres. La saillie budgétaire macroniste et son justificatif électoraliste préparent de fait une offensive d’une toute autre ampleur contre le cadre républicain.

L’astuce sonne pourtant déjà comme un aveu d’impuissance. Car en adoptant une telle stratégie, Emmanuel Macron cimente l’opposition contre lui. Il acte ainsi à son corps défendant le glissement en trois mois à peine d’une orientation de rassemblement sous son manteau des grandes familles politiques françaises telle que fût sa campagne présidentielle, à une dimension d’affrontement de seul contre tous telle que le laisse augurer le lancement de sa campagne pour les sénatoriales. Prenons soin de constater que ce n’est pas rien : l’arrimage d’une politique, surtout quand comme c’est le cas avec LREM elle est le fait d’une incarnation omnipotente, tient sa solidité de sa capacité à homogénéiser l’espace autour d’elle. Enfermé dans le jeu électoraliste faute d’avoir voulu remettre à place l’assemblage institutionnel de notre pays, Emmanuel Macron se laisse prendre au piège de devenir un facteur d’homogénéisation mais cette fois à son encontre. C’est ainsi toute la réflexion politique qui a structuré la conquête du pouvoir macroniste qui vole en éclats.

Ces sénatoriales prennent ainsi tout à coup un intérêt qu’en lui-même le scrutin indirect de la chambre haute ne pouvait laisser augurer.

François COCQ 07 / 08 / 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Maternelle, levier pour l’égalité et l’émancipation  

Cette tribune, parue le 28 août 2017, est disponible sur le site de Marianne.

https://www.marianne.net/debattons/tribunes/la-maternelle-levier-pour-l-egalite-et-l-emancipation  

 

L’école maternelle illustre de manière éclatante l’insuffisance de vision globale et sa non inscription dans un projet de société, deux conditions indispensables pour instituer un système éducatif fondé sur le progrès humain. En dépit des déclarations d’intention tentant d’affirmer son rôle essentiel, elle reste la grande oubliée.

 

La maternelle s’inscrit pleinement dans le processus d’acquisition au long cours des savoirs. Cette étape ne saurait donc être négligée. Il y a pourtant un paradoxe absolu : l’école maternelle ne fait pas partie de la scolarité obligatoire. Ce qui serait important pourrait-il ne pas être obligatoire ? C’est le sens de la proposition de rendre la scolarité obligatoire à partir de l’âge de 3 ans. La maternelle favorise puissamment les conditions de réussite d’une scolarité ultérieure. Les familles doivent pouvoir faire valoir le droit de l’enfant à être accueilli dès l’âge de 3 ans.

 

Il faut également en finir avec le flou de la scolarisation de ces âges, avec notamment la porosité entre les rôles de l’accueil pré-élémentaire et l’école maternelle. Il en va de même avec les activités périscolaires qui ont brouillé les repères de tous les acteurs avec la réforme des rythmes scolaires des gouvernements précédents. Il s’agira également de favoriser la scolarisation des 2 à 3 ans. La situation est dramatique, plus particulièrement dans les départements les plus populaires là où la scolarisation des enfants de 2 ans aurait le plus de sens.

 

L’école maternelle doit s’intégrer également pleinement dans le cadre d’un projet de société affirmé. Les enjeux pédagogiques s’y télescopent avec les enjeux sociaux et politiques.

 

La qualification des personnels non enseignants de la maternelle est une ardente priorité. Il se trouve là une trappe à précarité contre laquelle il faut agir. Il en va également de l’émancipation concrète des femmes. Dans ce but, pour les touts petits, un service public de la petite enfance garantissant la pluralité des choix pour les parents constitue un impératif. Ce service public ne sera pas un accueil pré-école maternelle : chaque âge doit préserver sa spécificité. Le maintien d’un réseau d’écoles maternelles va de pair avec la préservation de la vitalité et de l’attractivité des territoires ruraux : la réforme territoriale allant dans le sens de la métropolisation a tendance à aggraver la situation. C’est un domaine où la marchandisation a pu avancer plus que de raison, avec les sollicitations liées aux projets d’animations dans le cadre scolaire ou les activités périscolaires. C’est ici que commence le combat pour la gratuité absolue du champ scolaire pour les familles.

 

La maternelle doit faire l’objet d’une réflexion globale en lien avec le projet de société que l’on entend instaurer. C’est ce projet de société qui doit lui assigner ses missions. Elle aura dans ce cadre à prendre toute sa place pour favoriser les principes d’égalité et d’émancipation. La maternelle ne se résume décidément pas à changer les couches comme l’avait indiqué en son temps le ministre Xavier Darcos…

Francis DASPE   28 / 08 / 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Drôle de « Robin Macron »…

Il s’agit d’un communiqué de presse de l’AGAUREPS-Prométhée d’août 2017.

 

L’AGAUREPS-Prométhée dénonce l’asymétrie de la politique sociale de la nouvelle majorité de « La République en marche ». Le Président de la République Emmanuel Macron se transforme en « Robin des bois inversé ». Il prend l’argent des plus pauvres pour le redistribuer aux plus riches.

 

Jugez-en plutôt. D’un côté, baisse des APL (aides personnalisées au logement) et augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée) au détriment des plus modestes. De l’autre côté, suppression de l’ISF (impôt sur la fortune), multiplication des cadeaux fiscaux, reconductions du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) et du pacte de responsabilité au bénéfice des plus nantis.

 

Après la destruction programmée du code du travail, Emmanuel Macron et consort s’attaqueront demain à la sécurité sociale et à la retraite. Détruire les acquis sociaux, voilà la seule chose que ces libéraux  au service  de la commission Européenne, de la finance, des banquiers et du patronat s’acharnent à faire méthodiquement.

 

L’AGAUREPS-Prométhée s’indigne d’une telle politique de classe décomplexée, indigne d’un président de la République supposé être garant de l’intérêt général et de la cohésion nationale. Décidément, « Robin Macron » ne court pas dans les bois… Alors, donnons-lui rendez-vous dans la rue le mardi 12 septembre 2017 et le samedi 23 septembre 2017 !

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